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Malgré les évènements sanglants et la crise profonde que vit le pays depuis plus d'un mois, je profite d'une accalmie pour partir en brousse faire une formation de moniteurs.
Tout se passe bien, hormis les contrôles sévères de l'armée en faction à l'entrée de la ville (papiers, fouille des bagages), mais on nous laisse passer.
Nous arrivons à Marovoay, la ville aux « nombreux crocodiles ». Le nom des villes étant toujours justifié, ce n'est pas le moment d'aller tremper ses pieds n'importe où !!! On ne soulignera jamais assez l'importance de connaître la langue du pays...
Cette fois-ci, l'équipe régionale va présenter toute la formation de manière autonome. Je n'interviens que pour quelques thèmes mineurs, des réponses aux questions, des conseils pratiques. Je suis très fière de leur travail : prestation vivante claire et dynamique, présentation de leurs propres supports visuels, partage de leurs expériences. Une vingtaine de candidats sont présents et plusieurs églises et annexes de brousse nous ont rejoints.
Le soir, un club de quartier est lancé près de l'église. Nous sommes sur un terrain municipal, juste en face de ... la mosquée ! Jusqu'à quatre cents enfants viendront écouter et participer à ces moments spirituels et ludiques.
Le Seigneur nous a permis de faire une belle expérience. Le dernier soir, pasteur Norbert part inviter les enfants, déguisé en clown. En passant devant un quartier, on lui dit : attention, ici, c'est un endroit « fady vavaka » ce qui signifie « interdit de prière » ; c'est un interdit tabou et superstitieux, très ancré et engendrant une grande crainte chez les animistes qui redoutent les représailles des ancêtres s'ils brisent les « fady ». Beaucoup d'enfants ont suivi le clown, se sont installés sur les bâches et ont écouté la parole de Dieu jusqu'au bout. Pendant l'appel, beaucoup de ces enfants se sont levés pour accepter Jésus comme leur sauveur et demander pardon pour leur péché. Quelle belle victoire spirituelle : un espoir nouveau pour leur vie, une aide nouvelle venant de Dieu dans les temps difficiles, un avenir nouveau pour la vie éternelle.
Prions ensemble pour l'équipe locale qui continue ce club de quartier, pour que tous ces enfants puissent garder leur engagement devant le Seigneur, que l'évangile puisse pénétrer dans ces foyers animistes, que cette génération puisse briser les « tabous de prière » et que Christ prenne sa victoire.
Martine NICOLAS
MADAGASCAR - Février 2009
One person has commented on this article. 1. c'est formidable! Betty, Unregistered bravo car grâce à vous tous le royaume grandit. Soyez bénis et encouragés ! Betty hintzy |