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A 740
km d'Antananarivo, soit 13 heures de route, Antsohihy est une grande ville de la région de SOFIA, au
Nord Ouest de Madagascar ; carrefour entre l'ethnie des Sakalava et des
Tsimihety, la vie y est simple et rudimentaire.
Le cyclone du mois d'avril n'a
pas encore effacé toutes ses traces. Des ponts écroulés ne sont pas encore
reconstruits, des routes sont toujours ravagées par les pluies torrentielles. L'accès
est difficile...mais ça passe !
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| Maison typique du Nord-Ouest |
Routes ravagées : tu comprends maintenant pourquoi il faut 13 heures de route ...?
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| La Sofia : un des ponts le plus long du pays (900 m) |
La
vie semble paisible, pourtant, on me déconseille de me promener seule en
ville : beaucoup d'insécurité pour les étrangers. Je suis logée chez une
chrétienne. Elle m'ouvre son foyer avec gentillesse et empressement ; une
présence discrète attire mon attention : manifestement, j'ai un
« garde du corps » posté jour et nuit devant ma porte. « Il
veillera sur vous » glisse ma logeuse en réponse à mon regard étonné.
Oups ! Je ne sais plus trop si je dois m'inquiéter ou être soulagée...
La
formation se déroule bien ; une vingtaine de participants sont présents et
assidus. Beaucoup de moniteurs n'ont pas pu venir à la formation : les
frais de bus ont triplé vu l'état des routes.
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Les participants
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Le Pasteur Parami, du comité national de l'enfance, m'aide efficacement dans la formation.
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Pendant
trois jours, nous n'aurons pas d'électricité : juste quelques heures dans
la nuit... parfois. Il faut donc faire toute la formation à voix nue, pour
ménager la sono portable et la garder pour l'évangélisation des enfants en
plein air. Cette fatigue supplémentaire vient s'ajouter à d'autres
facteurs :
- Nous
sommes devenus des « fast-food » à moustiques, malgré les répulsifs
et autres bombes insecticides
- La
chaleur éprouvante ne tombe jamais, même la nuit.
- La
journée commence à 5h00 du matin par la prière avec l'église et se termine vers
19h30-20h00 après la sensibilisation à la réunion des fidèles. C'est du non-stop.
Cependant,
nos efforts sont récompensés et le Seigneur nous fait la grâce de voir chaque
soir des centaines d'enfants s'empresser au club de rue. Les moniteurs
tremblent un peu devant la mise en pratique de la formation, mais ils sont
prêts à relever le défi. Dès le premier soir, 250 frimousses s'installent sur les
bâches pour entendre parler du sauveur. Nous avons même un coup de pouce
imprévu : le responsable du Fokotany (chef de quartier) demande le
micro ! Il nous remercie avec emphase de ce que nous faisons pour le
quartier et les enfants, il encourage petits et grands à être assidus au club
de rue et recommande aux parents d'autoriser les enfants à venir. Quelle pub
inattendue ! Le dernier soir, je ne pense pas exagérer en disant que près
de 400 enfants étaient présents, ainsi que de nombreux adultes. Beaucoup ont
été attentifs quand nous parlions de repentance : de nouveaux noms se sont
inscrits dans le livre de vie !
Martine NICOLAS
Mai 2007 - MADAGASCAR
One person has commented on this article. 1. Untitled Visiteur, Unregistered Je trouve ça trés beau.Je veux dire par là, qu'à travers ce témoignage, on voit la beauté de l'oeuvre de Dieu. Que Dieu bénisse ses missionnaires,qu'il les protèges, qu'il pourvoit à vos besoin, que vous soyez renouvelé chaque jour dans l'Amour, la foi et l'Esprit Saint!!!! Dieu bénisse aussi touts ces enfants, que Jesus Christ soit leur sauveur personnel.Amen |