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Tout notre bastringue bien calé sur la galerie, « l’équipe quatre-quatre » est repartie !
C’est le surnom qu’on donne à notre troupe quand on nous voit arriver, Pr Norbert, Mme Claudia, Gabriela (qui tête encore sa maman) et moi. De nouveau en brousse pour une formation de moniteurs, une quinzaine de candidats, représentant six églises de la région nous accueillent à Ambondromamy.
Les formateurs sont maintenant très à l’aise et tout se déroule bien. Les candidats sont volontaires et participent agréablement aux mises en situation. Pourtant, dans la petite église en boue séchée, Il fait terriblement chaud, pas un souffle d’air ; l’orage menace mais rien, toujours rien.
La douche, moment le plus apprécié de la journée, élimine poussière et transpiration, apportant enfin un peu de fraîcheur ! Depuis des mois, le village n’a plus accès à l’électricité. Les nuits sont lourdes. Allongée par terre sur mon matelas de fortune, je découvre encore des parties de mon corps que je n’aurais jamais soupçonné pouvoir transpirer !!! La première nuit est spéciale : un décès dans le quartier ; les chants funèbres s’enchaînent, au rythme du tam-tam, jusqu’au petit matin. Malgré la fatigue, il faut entraîner tout le monde dans un dynamisme, surtout pour la mise en pratique auprès des enfants. La pluie arrive enfin le dernier jour : on respire mieux !
Le pasteur a choisi de faire le club juste devant son église : environ 250 enfants suivent le programme d’évangélisation et les jeux. C’est un vrai succès dans le quartier. La sono a tenu le coup jusqu’au bout sans être rechargée ! Merci Seigneur ! Au mois de Septembre, nous reviendrons faire un centre aéré au milieu de tous ces enfants.
Parmi les candidats, nous avons repéré trois futurs formateurs régionaux potentiels. Avec l’accord de l’église nationale, nous organiserons dans quelques mois à Mahajanga une formation de formateurs, ouverte à toutes les régions déjà formées. Merci de prier pour ce projet qui me tient à cœur : même si l’idée semble simple à priori, la réalisation est loin d’être facile, compte tenu des distances, des communications, de la disponibilité, des oppositions humaines et spirituelles.
Martine NICOLAS
MADAGASCAR – Novembre 2008
One person has commented on this article. 1. Pascale de l'Ile Maurice Pascale, Unregistered Ma chere Martine,
De tout coeur avec toi. Quel travail magnifique!
Pascale |